Xiaomi SU7 : la première voiture électrique du fabricant chinois vise haut
Connu pour ses smartphones et ses objets connectés, Xiaomi se lance dans un tout autre univers avec la SU7, sa première voiture électrique destinée au marché chinois. Une berline premium qui ne cache pas ses ambitions : venir titiller la Tesla Model S sur son propre terrain. Et au vu de la fiche technique, l’intention est sérieuse.
Côté gabarit, la SU7 joue dans la cour des grandes berlines avec 4,99 mètres de long, 1,96 mètre de large et 1,44 mètre de haut, le tout sur un empattement de 3 mètres. Le travail aérodynamique est soigné, avec un coefficient de traînée annoncé à 0,195, parmi les meilleurs du marché. Xiaomi propose plusieurs teintes extérieures, dont Aqua Blue, Mineral Gray et Verdant Green, et trois ambiances intérieures en gris, rouge ou noir.
Les performances suivent le même cap. La version la plus musclée abat le 0 à 100 km/h en 2,78 secondes, de quoi rivaliser avec des sportives haut de gamme. Deux configurations sont prévues : une propulsion arrière avec une batterie LFP de 73,6 kWh, et une transmission intégrale équipée d’une batterie NMC de 101,5 kWh, qui revendique jusqu’à 800 km d’autonomie selon le cycle d’homologation chinois, traditionnellement optimiste.
En attendant de croiser la vraie sur nos routes, la SU7 existe déjà en miniature de collection.
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À bord, Xiaomi a mis le paquet sur l’écran et la techno. On trouve une grande dalle centrale de 16,1 pouces pour l’infodivertissement, un second écran derrière le volant, et même un affichage tête haute de 56 pouces projeté sur le pare-brise en réalité augmentée. Le constructeur a conservé quelques boutons physiques, ajoute un chargeur sans fil de 22,5 W et des écrans supplémentaires pour les passagers arrière. La recharge ne déçoit pas non plus : 5 minutes branché suffisent à récupérer 220 km, et 15 minutes en apportent 510, grâce à la batterie Qilin de CATL et sa technologie cell-to-pack qui pousse l’efficacité d’utilisation du volume à 72 %.
Au-delà de la voiture, c’est toute une stratégie industrielle que Xiaomi dévoile. La marque a investi lourdement en recherche et développement, monté sa propre unité de production de batteries avec CATL, et recours à des techniques avancées comme le gigapress pour fabriquer le sous-châssis d’une pièce. Son usine de Pékin affiche une capacité initiale de 200 000 véhicules par an, avec un objectif assumé : figurer parmi les cinq plus gros constructeurs automobiles mondiaux d’ici quinze à vingt ans.
Il reste des inconnues, à commencer par les prix définitifs et la disponibilité hors de Chine. Mais avec ce cocktail de performances, de technologie embarquée et de design léché, la SU7 s’annonce comme une concurrente à prendre au sérieux. Reste à voir ce que donnera la bête loin des fiches techniques, en conditions réelles.
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