Resident Evil Village s’invite sur les Mac Apple Silicon
En octobre 2022, Capcom a fait un cadeau aux joueurs sur Mac, et pas n’importe lequel. Resident Evil Village, l’un des épisodes les plus marquants de la saga horrifique, est arrivé sur les machines Apple le 28 octobre. Une sortie attendue, qui montrait qu’Apple commençait enfin à intéresser les gros éditeurs de jeux.
Le titre débarquait dans sa version Gold, la plus complète. En plus de la campagne principale qui suit Ethan Winters dans un village glaçant peuplé de créatures et de la fameuse Lady Dimitrescu, on retrouvait l’extension Winter’s Edition. Celle-ci ajoutait trois personnages jouables dans le mode Mercenaires, une vue à la troisième personne pour revisiter l’aventure, et surtout « Les ombres de Rose », un scénario inédit centré sur la fille d’Ethan.
Le point le plus intéressant, c’était la technique. Capcom avait optimisé son jeu pour tirer parti des dernières nouveautés d’Apple. Le portage s’appuyait sur Metal 3, l’interface graphique maison, avec une fonction proche du DirectStorage de Windows permettant au stockage de communiquer directement avec le GPU. Résultat, des temps de chargement réduits et une fluidité au rendez-vous.
Autre atout, le MetalFX Upscaling. Cette technologie de super-échantillonnage joue dans la même cour que le DLSS de Nvidia ou le FidelityFX d’AMD. Le principe est simple : le jeu calcule l’image dans une définition plus basse, puis la reconstruit intelligemment pour gagner en performances sans sacrifier la netteté. De quoi faire tourner un jeu gourmand sans cartes graphiques dédiées comme on en trouve sur PC.
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Il y avait toutefois une condition, et elle était stricte. Resident Evil Village n’était jouable que sur une machine équipée d’une puce Apple Silicon, les fameux processeurs maison de la série M. Les possesseurs de vieux Mac sous processeur Intel restaient sur le carreau, même ceux qui disposaient d’une carte graphique AMD puissante. Apple traçait clairement la frontière entre l’ancien et le nouveau monde.
Ce choix en disait long sur la stratégie de la marque. En réservant ce genre de portage à ses propres puces, Apple poussait les éditeurs à miser sur son architecture et donnait une vraie raison de jouer sur Mac. Pendant des années, la plateforme avait été le parent pauvre du jeu vidéo. Avec Resident Evil Village, le constructeur prouvait qu’un AAA récent et exigeant pouvait tourner correctement sur un MacBook ou un iMac de dernière génération.
L’arrivée de ce titre n’avait rien d’anecdotique. Elle s’inscrivait dans une offensive plus large d’Apple pour séduire les joueurs, avec des outils facilitant le portage et une vitrine de jeux qui commençait à se garnir. Resident Evil Village servait de démonstrateur de luxe : si la frousse pouvait s’inviter aussi proprement sur Mac, d’autres gros jeux pouvaient suivre. Et c’est exactement ce qui allait se passer dans les mois suivants.
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