Microsoft 365 : Londres enquête sur la hausse de prix qui s’est cachée derrière Copilot
Le régulateur britannique de la concurrence, la CMA, a ouvert le 29 juillet une enquête contre Microsoft. En cause, la façon dont l’éditeur a fait grimper le prix de ses abonnements grand public Microsoft 365 en s’abritant derrière l’arrivée de son assistant IA, Copilot.
Petit retour en arrière. En janvier 2025, Microsoft glisse Copilot et quelques fonctions IA dans les formules Personnel et Famille, sans rien facturer de plus sur le moment. Sauf que voilà, au renouvellement, les abonnés se retrouvent basculés par défaut sur une version plus chère qui embarque ces nouveautés. Pour rester au tarif d’avant, il fallait aller chercher soi-même une offre baptisée Classic, sans Copilot. Encore fallait-il savoir qu’elle existait.
Et c’est précisément le nœud du problème. La CMA ne conteste pas le droit de Microsoft d’augmenter ses prix. Elle se demande si les clients ont reçu une information claire sur leurs options avant que la facture ne gonfle. Au Royaume-Uni, l’abonnement Personnel avec Copilot est passé à 84,99 livres par an, contre 59,99 livres pour le Classic. Vingt-cinq livres d’écart, pour une case qu’on n’a jamais vraiment eu l’occasion de cocher.
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En France, l’addition suit la même logique. L’offre Personnel est montée de 69 à 99 euros par an, la Famille de 99 à 129 euros. Les versions Classic à l’ancien tarif existent toujours, mais Microsoft ne les propose plus aux nouveaux venus et ne les met franchement pas en avant pour les anciens. On paie donc une trentaine d’euros de plus par an pour un quota mensuel de requêtes Copilot dans Word, Excel, Outlook et PowerPoint, que tout le monde n’utilisera pas forcément.
Le Royaume-Uni n’est pas seul à tiquer. L’Italie a déjà regardé de près cette hausse justifiée par l’IA, et en Australie, Microsoft a carrément présenté ses excuses pour ne pas avoir mis en avant la fameuse formule Classic. Trois pays, trois procédures, pour une seule décision produit. La CMA précise qu’elle n’a encore rien tranché et qu’aucune infraction n’est établie à ce stade.
Reste que le procédé agace. Vendre une hausse de prix comme un cadeau technologique, c’est un grand classique du moment, et pas seulement chez Microsoft. Si vous avez un abonnement 365 qui tourne, ça vaut le coup de vérifier sur quelle formule vous êtes vraiment, et de regarder si le Classic ne ferait pas l’affaire.
Crédit photo : Microsoft