DALL-E 3 débarque dans ChatGPT, et OpenAI promet de repérer les fausses images
OpenAI continue d’avancer sur deux fronts à la fois. D’un côté, l’entreprise intègre son générateur d’images DALL-E 3 directement dans ChatGPT, pour les abonnés de la formule payante et les clients professionnels. De l’autre, elle annonce travailler sur un outil capable de reconnaître les images créées par une intelligence artificielle. Deux nouvelles qui se répondent assez bien, l’une créant le problème que l’autre prétend résoudre.
Commençons par la partie la plus visible. DALL-E 3 s’invite donc dans ChatGPT pour les utilisateurs de l’offre Plus, facturée une vingtaine de dollars par mois, ainsi que pour les entreprises. L’intérêt de cette intégration, c’est le confort. Plutôt que de jongler entre plusieurs services, on décrit l’image souhaitée directement dans la conversation, et on peut affiner le résultat simplement en expliquant ce que l’on veut changer. Pas besoin de maîtriser un langage de commande particulier : on discute, l’outil ajuste. Une approche qui rend la génération d’images bien plus accessible au commun des mortels.
À noter que DALL-E 3 était déjà disponible gratuitement via le moteur Bing de Microsoft, mais l’intégration dans ChatGPT apporte des possibilités supplémentaires, notamment cette logique d’allers-retours conversationnels pour peaufiner une création.
Le second volet de l’annonce est sans doute le plus intéressant sur le fond. Face à la crainte bien réelle de voir déferler de fausses images générées par IA, OpenAI dit développer une technologie de détection. Mira Murati, alors directrice technique de l’entreprise, a évoqué un outil affichant une fiabilité proche de 99 %. Le chiffre est impressionnant, mais il s’accompagne aussitôt d’une réserve de taille : à ce stade, l’outil restait en test interne et n’était pas accessible au public.
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Et c’est là que le bât blesse. OpenAI n’en est pas à son premier essai en matière de détection automatique. L’entreprise avait déjà lancé un outil censé repérer les textes écrits par une IA, avant de l’abandonner au bout de six mois faute de résultats suffisamment fiables. De quoi accueillir avec prudence les promesses sur la détection d’images, aussi séduisant que soit le taux annoncé. Repérer une image truquée est un défi technique colossal, et l’historique invite à ne pas vendre la peau de l’ours trop vite.
En parallèle, l’entreprise insiste sur les garde-fous mis en place autour de DALL-E 3. Elle évoque des contrôles de sécurité à plusieurs niveaux, qui examinent à la fois les demandes formulées par les utilisateurs et les images produites avant de les afficher. L’objectif affiché est d’éviter les dérives les plus évidentes, contenus violents, haineux ou trompeurs en tête.
Au fond, cette double annonce résume bien le moment que traverse l’intelligence artificielle. On met entre les mains du grand public des outils de création stupéfiants, tout en cherchant déjà les moyens de limiter les dégâts qu’ils peuvent provoquer. Un équilibre délicat, et une course de vitesse dont on est loin de connaître le vainqueur.
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