Windows 11 fait maigrir ses applis maison, et personne ne va s’en plaindre
Microsoft a longtemps eu la main lourde sur les applications préinstallées de Windows. À chaque nouvelle installation, on héritait d’une ribambelle de logiciels maison dont beaucoup n’ouvraient jamais une seule fois. Le vent semble tourner. L’éditeur a décidé de faire un peu de ménage et de retirer certaines de ces applis fournies d’office avec le système.
Deux candidates passent à la trappe : Windows Maps, l’application de cartographie, et Windows Films et TV, dédiée à la lecture vidéo. Rassurez-vous, elles ne disparaissent pas de la circulation. Celles et ceux qui y tiennent pourront toujours les récupérer gratuitement depuis le Microsoft Store. La nuance est importante : il ne s’agit pas de supprimer des fonctions, mais de cesser de les imposer par défaut à tout le monde.
Le changement n’est pas encore arrivé sur les machines du grand public. Il apparaît d’abord dans la build 25987, distribuée via le canal Canary, celui des versions instables réservées aux développeurs et aux curieux qui aiment vivre dangereusement. Avant que cela ne touche les installations classiques, il faudra patienter quelques mois, le temps que la nouveauté redescende vers la branche stable. Autre détail à garder en tête : seules les installations neuves seront concernées. Si vous avez déjà ces applications sur votre PC, une simple mise à jour ne les fera pas disparaître.
Pourquoi ce coup de balai maintenant ? Il y a une première raison, assez terre à terre. Windows 11 traîne une réputation de système un peu lourd, gourmand en espace disque. Chaque appli retirée ne représente que quelques mégaoctets, soit pas grand-chose pris isolément, mais l’intention de mettre le système au régime est là, et elle est plutôt bienvenue.
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La seconde raison est nettement plus politique. Du côté de Bruxelles, le Digital Markets Act encadre désormais de très près la manière dont les grandes plateformes peuvent préinstaller leurs propres services. L’idée du régulateur européen est simple : empêcher un acteur dominant de mettre systématiquement ses applications en avant au détriment de la concurrence. En allégeant la dose de logiciels imposés, Microsoft montre patte blanche et prouve qu’elle ne verrouille pas l’utilisateur dans son seul écosystème.
Ce nettoyage s’inscrit d’ailleurs dans une tendance déjà amorcée. L’éditeur avait récemment retiré l’application Courrier dans une précédente version du système, signe que la réflexion sur le contenu par défaut n’est pas un coup isolé mais une vraie évolution de fond.
Au final, difficile de bouder son plaisir. Un Windows un peu plus léger, qui laisse le choix plutôt que d’imposer, c’est exactement ce que beaucoup réclament depuis des années. On peut juste regretter que le mouvement reste timide pour l’instant, limité à deux applications et à une branche de test. Mais c’est une direction, et elle va clairement dans le bon sens. Reste à voir jusqu’où Microsoft poussera le concept dans les prochaines versions.
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