Cycliste sur une piste cyclable à côté d'une borne de comptage de vélos en ville

Un bricoleur fausse les compteurs de vélos urbains avec un sac et une roue

Par Maxime le 23 juin 2026 à 11h11

Vous les croisez en ville sans y prêter attention : ces bornes posées le long des pistes cyclables qui affichent le nombre de cyclistes passés dans la journée. Un bricoleur connu sous le pseudo nullpxl s’est demandé s’il pouvait les faire mentir. Réponse : oui, avec trois fois rien.

La plupart de ces compteurs reposent sur une boucle inductive. Un fil électrique enterré dans le sol, parcouru par un courant, qui génère un petit champ magnétique. Quand une masse métallique passe au-dessus, comme la roue d’un vélo, elle perturbe ce champ. Des courants se forment dans le métal, et cette perturbation modifie le signal. Le compteur enregistre un passage.

Le système ne se contente pas de détecter du métal. Il cherche une signature précise : deux roues qui se suivent à une certaine vitesse, ce qui lui permet en théorie de distinguer un vélo d’une voiture ou d’un piéton.

nullpxl a voulu reproduire cette signature. Première tentative ratée : courir au-dessus du capteur avec deux poêles en métal dans les mains. Il est ensuite passé à un vieux vélo de récupération pour observer la réaction de la borne. Et là, un détail l’a amusé. En faisant rouler une seule roue d’avant en arrière au-dessus de la boucle, on trompe déjà la machine, qui croit voir passer un cycliste.

Sigma BC 10.0 WL, compteur de vélo sans fil

Pour compter vos propres kilomètres plutôt que ceux de la ville, un compteur de vélo simple et fiable :

Sigma BC 10.0 WL, compteur de vélo sans fil → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

De fil en aiguille, il a fabriqué ce qu’il appelle « the BIKE BASKET » : un sac, une roue de vélo dedans, et c’est tout. On balance l’objet deux fois au-dessus du capteur, et le compteur grimpe d’une unité.

Précision utile : beaucoup de ces bornes viennent d’une entreprise française, Eco-Compteur, basée à Lannion, dont les capteurs équipent des milliers de villes dans le monde. Certaines installations utilisent une autre technologie, des tubes pneumatiques, ces tuyaux en caoutchouc qui détectent la pression des roues plutôt que le métal.

À quoi ça sert concrètement ? À peu près à rien. Personne ne gagne d’argent en gonflant le nombre de vélos d’une piste cyclable. L’intérêt est ailleurs : comprendre une boîte noire posée dans la rue, la démonter mentalement et trouver la faille.

On pourrait toujours imaginer un élu gonflant ses chiffres de mobilité douce pour décrocher une subvention. Mais il lui faudrait beaucoup de patience et un sacré sac.

Crédit photo : Illustration générée par IA