Réparer sa petite console rétro au lieu de la jeter : Anbernic ouvre enfin sa boutique de pièces
Si le nom d’Anbernic ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit d’un fabricant chinois spécialisé dans les petites consoles de jeu portables qui font tourner les classiques d’antan, du jeu Game Boy aux titres PlayStation première du nom. Des objets de poche, populaires chez les nostalgiques, mais jusqu’ici quasi impossibles à réparer une fois en panne.
Ça change. La marque vient de mettre en ligne une boutique dédiée aux pièces détachées, couvrant la quasi-totalité de sa gamme. On y trouve des coques, des écrans, des batteries, des sticks analogiques, des boutons, les petits patins de caoutchouc sous les touches, et même des cartes mères complètes.
Le principe est simple : vous sélectionnez la pièce, le modèle précis de votre console et la couleur, puis vous commandez. Avant, un stick cassé ou un écran fissuré vous laissait deux options peu engageantes, écrire au service client ou fouiller des vendeurs tiers sur AliExpress en espérant tomber sur la bonne référence.
La compatibilité remonte loin dans le catalogue. Les machines concernées vont des modèles anciens, comme la RG350P, jusqu’à la toute dernière, la RG Rotate et son écran pivotant, lancée autour de 88 dollars.
Pour découvrir l’univers des consoles rétro Anbernic, la RG35XX Plus reste le modèle d’entrée le plus populaire.
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Côté addition, l’écart est spectaculaire. Un patin de caoutchouc se négocie autour de 3 dollars, quand une carte mère pour les modèles les plus costauds peut grimper jusqu’à 236 dollars. À ce tarif, on n’est plus très loin du prix d’une console neuve, et la question de la réparation se pose alors vraiment.
Reste deux réserves de taille pour le public français. Anbernic vend les pièces mais ne fournit aucune notice ni guide de démontage. Pour ouvrir l’appareil et faire l’échange, il faut un tournevis, un peu de patience et les tutoriels vidéo de la communauté. La marque prévient aussi qu’elle n’assume rien si vous commandez la mauvaise référence.
L’autre bémol concerne le portefeuille. Aucun tarif en euros pour l’instant, aucun revendeur en Europe, et une boutique pensée pour la commande internationale. Traduction : il faut ajouter les frais de port et, potentiellement, des frais de douane à l’arrivée.
La démarche n’est pas sans rappeler le programme de réparation en libre-service d’Apple, qui vend lui aussi des pièces officielles aux bricoleurs. Sur un marché du rétrogaming portable en pleine effervescence, voir un fabricant jouer la carte de la réparabilité plutôt que du jetable a de quoi rassurer les acheteurs.
Crédit photo : Anbernic