Nothing prépare des écouteurs à 99 euros et commence à empiler les modèles dans sa gamme
Nothing, c’est cette jeune marque londonienne d’électronique fondée par un ancien de OnePlus, reconnaissable à ses produits au boîtier transparent qui laisse voir les composants. Elle s’apprête à sortir une nouvelle paire d’écouteurs sans fil, les Ear (3a), annoncés autour de 99 euros en France.
Ces écouteurs ont d’abord été repérés dans une base de certification indonésienne, sous la référence B190, validée le 2 juin, puis dans une certification indienne. C’est le passage obligé avant toute commercialisation : un produit doit être homologué pays par pays.
Le tarif de 99 euros remonte de plusieurs fuites qui se recoupent, tout comme les quatre coloris attendus : noir, blanc, jaune, et un rose que la marque n’avait encore jamais proposé. Pour le reste, c’est le flou. Aucune fiche technique n’a filtré, donc on ignore la qualité audio, l’autonomie ou le niveau de réduction de bruit.
Là où ça devient intéressant, c’est la place de ces Ear (3a) dans le catalogue. Juste au-dessus, le modèle haut de gamme, les Ear (3), se vend 179 euros, avec des haut-parleurs de 12 millimètres, une réduction de bruit qui descend jusqu’à 45 décibels et une résistance à l’eau et à la poussière certifiée. Juste en dessous des Ear (3a), une sous-marque maison baptisée CMF prépare des Buds Neo encore moins chers, certifiés fin mai en Inde.
En attendant les Ear (3a), les Ear (a) actuels offrent déjà l’essentiel pour moins de 100 euros :
Nothing Ear (a) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Résultat : Nothing occupe désormais quasiment chaque palier de prix, de l’entrée de gamme à un peu moins de 200 euros. La stratégie fonctionne pour des géants comme Apple ou Samsung, qui ont les moyens et un écosystème entier derrière eux. Nothing n’a ni l’un ni l’autre.
Le risque, c’est de se marcher dessus. Ce qui faisait la force de la marque, c’était une gamme lisible et un design qu’on reconnaît au premier coup d’oeil. En multipliant les modèles très proches, elle prend le pari que ses nouveaux écouteurs à 99 euros attireront de nouveaux clients, plutôt que de simplement détourner les acheteurs qui auraient pris les Ear (3) à 179 euros.
Tant qu’on ne connaît pas les caractéristiques techniques, difficile de juger autre chose qu’une intention commerciale : remplir chaque case de prix. Un coloris rose récupéré du haut de gamme, c’est un argument sympathique, pas vraiment une raison d’acheter. Reste à voir, au lancement, ce que ces Ear (3a) ont réellement dans le ventre.
Crédit photo : Nothing