Nothing Phone (1) : ce chargeur qui charge plus vite que le téléphone
Voilà une situation cocasse que le Nothing Phone (1) a réussi à créer. À son lancement, ce smartphone très attendu de la jeune marque Nothing s’est retrouvé avec un accessoire officiel plus rapide que lui-même. Comprenez : le chargeur vendu à côté délivre plus de puissance que ce que le téléphone est réellement capable d’encaisser.
Reprenons les chiffres. Le Nothing Phone (1) accepte une charge filaire allant jusqu’à 33 watts. C’est ce que sa batterie peut absorber au maximum, ni plus ni moins. De son côté, le bloc d’alimentation maison proposé par la marque affiche une puissance certifiée pouvant grimper jusqu’à 45 watts.
Sur le papier, il y a donc un décalage. Le chargeur dispose d’une réserve de puissance supérieure de douze watts à ce que le smartphone exploitera jamais. En clair, brancher le Phone (1) sur ce bloc ne le fera pas charger plus vite que ses 33 watts théoriques, le surplus reste inutilisé par le téléphone.
Pourquoi un tel écart, alors ? L’explication est assez simple et plutôt maligne. Un chargeur un peu surdimensionné peut alimenter d’autres appareils plus gourmands sans broncher. Avec ses 45 watts et une compatibilité avec les standards comme l’USB Power Delivery, ce bloc peut tout aussi bien recharger une tablette ou même certains ordinateurs portables compacts.
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Autre détail qui a son importance : le Nothing Phone (1) est livré sans chargeur dans sa boîte. Une habitude désormais bien installée dans l’industrie, justifiée au nom de l’écologie et de la réduction des déchets, mais qui oblige souvent à racheter un bloc à part si l’on n’en possède pas déjà un compatible.
C’est précisément là que le chargeur 45 watts entre en jeu. Plutôt que de proposer un accessoire calibré au plus juste sur les 33 watts du téléphone, la marque a choisi un modèle plus polyvalent, capable de servir au-delà du seul smartphone. Une logique d’usage qui fait sens quand on jongle entre plusieurs appareils USB-C.
Au-delà de l’anecdote, le cas illustre une confusion fréquente chez les utilisateurs. La puissance affichée sur un chargeur ne correspond pas forcément à la vitesse de charge obtenue sur un appareil donné. C’est toujours le maillon le plus faible, en l’occurrence le téléphone et sa limite de 33 watts, qui dicte la cadence réelle.
Le Nothing Phone (1), avec son dos transparent et ses bandes lumineuses, jouait beaucoup sur l’originalité et le marketing. Cette histoire de chargeur trop puissant pour son propre smartphone s’inscrit finalement dans cette image de marque un brin décalée. Reste qu’à l’usage, mieux vaut retenir une règle simple : pour charger au maximum un appareil, un chargeur égal ou supérieur à sa puissance maximale suffit amplement, inutile de viser plus haut en pensant gagner du temps.
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