Wi-Fi 7 à la maison : le routeur Netgear qui promettait 19 Gbit/s
Netgear a dévoilé le Nighthawk RS700, un routeur taillé pour le Wi-Fi 7, la nouvelle norme sans fil censée prendre le relais du Wi-Fi 6 et du Wi-Fi 6E. L’idée derrière cette génération est assez simple à résumer : aller plus vite, réduire la latence et encaisser davantage d’appareils connectés en même temps. Le tout dans des foyers où s’accumulent smartphones, ordinateurs, télés, consoles, caméras et autres objets connectés.
Sur le papier, les chiffres avaient de quoi impressionner. Le RS700 reposait sur une puce Wi-Fi 7 signée Broadcom et annonçait un débit théorique pouvant grimper jusqu’à 19 Gbit/s, réparti sur trois bandes. Autant le dire tout de suite, ce genre de vitesse relève surtout de la valeur maximale cumulée : dans la vraie vie, aucun usage domestique n’avale 19 Gbit/s d’un coup. Mais cela donne une marge confortable quand plusieurs appareils tirent sur la connexion en même temps.
L’un des apports du Wi-Fi 7, ce sont les canaux très larges de 320 MHz, soit le double de ce que proposait le Wi-Fi 6E. Couplés à une modulation plus dense (le fameux 4K QAM), ils permettaient en théorie de multiplier par 2,4 le débit des appareils compatibles. Concrètement, un smartphone ou un ordinateur portable certifié Wi-Fi 7 pouvait viser des vitesses de l’ordre de 5 Gbit/s en sans-fil. Autre nouveauté intéressante, le fonctionnement multiliens, qui consiste à utiliser plusieurs bandes Wi-Fi à la fois plutôt qu’une seule. Résultat attendu : une connexion plus stable et une latence en baisse, un point utile pour le jeu en ligne ou la visioconférence.
Pour ceux qui veulent ce niveau de débit chez eux, le routeur est aujourd’hui disponible en France.
Netgear Nighthawk RS700S (WiFi 7) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Côté connectique, Netgear n’avait pas fait les choses à moitié. Le RS700 embarquait un port Internet à 10 Gbit/s, de quoi exploiter les abonnements fibre les plus rapides, ainsi qu’un port réseau filaire 10 Gbit/s et quatre ports à 1 Gbit/s pour brancher ordinateurs, NAS ou consoles en direct. Le constructeur évoquait aussi la possibilité de connecter jusqu’à 200 appareils simultanément, ce qui vise clairement les maisons très équipées en domotique.
Reste la question qui fâche, celle du prix. Aux États-Unis, le routeur était attendu au printemps pour environ 700 dollars, un tarif qui le réservait d’emblée à un public averti, prêt à payer pour être parmi les premiers à passer au Wi-Fi 7. À sa sortie, aucune date de disponibilité n’avait encore été communiquée pour la France, ce qui était plutôt habituel pour ce type de matériel haut de gamme lancé d’abord outre-Atlantique.
Au fond, le Nighthawk RS700 illustrait bien la logique des débuts d’une nouvelle norme : un produit vitrine, très complet, mais dont l’intérêt réel dépendait des appareils compatibles encore peu nombreux à l’époque. Pour la plupart des foyers, attendre que le Wi-Fi 7 se démocratise et que les prix baissent restait le choix le plus raisonnable.