La musique enregistrée a encore grossi en 2024, mais le vinyle vole la vedette
Le rapport annuel de l’IFPI vient de tomber, et le marché de la musique enregistrée continue de grimper. En 2024, les revenus mondiaux ont atteint 29,6 milliards de dollars, soit une hausse de 4,8 %. C’est la dixième année consécutive de croissance. Belle régularité, même si le rythme ralentit nettement : en 2023, la progression était de 10,2 %.
Le moteur, c’est toujours le streaming. Il pèse désormais 69 % des revenus totaux. Les abonnements payants ont grimpé de 9,5 %, et le nombre d’abonnés a bondi de 10,6 % pour atteindre 752 millions de personnes dans le monde. Le streaming financé par la pub, lui, fait du surplace avec seulement 1,2 % de hausse. L’écart se creuse entre ceux qui paient et ceux qui écoutent gratuitement.
Là où ça devient intéressant, c’est sur la carte du monde. Les marchés émergents explosent pendant que les gros marchés historiques calent. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord affichent la plus forte croissance de la planète avec 22,8 %, suivis de près par l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine, toutes deux autour de 22,5 %. À côté, les États-Unis, pourtant premier marché mondial, n’ont gagné que 2,2 %. L’Asie traîne aussi avec 1,3 %, plombée par le recul des ventes physiques au Japon. L’Europe, elle, s’en sort bien avec 8,3 % et pèse près de 30 % des revenus mondiaux.
Le vinyle progresse pour la dix-huitième année de suite, et pour s’y remettre sans se ruiner, une platine entièrement automatique comme l’AT-LP60X fait le travail.
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Et le physique dans tout ça ? Il recule globalement de 3,1 % après une belle année 2023. Les CD chutent de 6,1 %, les vidéos musicales dégringolent de 15,5 %. Mais il y a une exception qui ne se dément pas : le vinyle. Pour la dix-huitième année d’affilée, ses ventes progressent, cette fois de 4,6 %. La galette tourne toujours, et elle séduit autant les nostalgiques que les nouveaux venus. L’Asie reste d’ailleurs le plus gros marché du physique, avec 45 % des revenus du secteur.
Reste un sujet qui fâche : l’intelligence artificielle. Les patrons de l’industrie réclament une vraie protection de la création face aux IA génératives, une rémunération correcte des artistes et des règles claires pour éviter que les œuvres soient pillées sans autorisation. Le streaming domine, mais la bataille des prochaines années se jouera autant sur les droits que sur les abonnements.
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