L’Espagne a rallumé la lumière après le plus gros blackout de son histoire
Le 28 avril, une bonne partie de la péninsule ibérique s’est retrouvée dans le noir. L’Espagne a subi l’une des plus grosses coupures d’électricité de son histoire récente, et les ondes de choc ont touché le Portugal et même quelques coins de la France. Le lendemain matin, le 29 avril, le réseau était déjà presque entièrement rétabli : selon Red Eléctrica de España, près de 99,95 % de la demande électrique avait été restaurée à l’aube.
Pendant plusieurs heures, le pays a tourné au ralenti. Les télécommunications ont lâché, des industries se sont arrêtées net, et les hôpitaux ont basculé sur leurs générateurs de secours. Les transports en ont pris un coup eux aussi, le réseau ferroviaire en tête, contraint de suspendre la circulation. Le trafic aérien n’a pas été totalement coupé, mais il a connu son lot de perturbations.
Côté connectivité, l’organisme NetBlocks a observé un effondrement brutal d’Internet. Dans plusieurs régions, le taux est passé sous les 20 %. De quoi rappeler à quel point tout, aujourd’hui, dépend de la prise de courant.
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La France a joué les voisins solidaires. RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, a injecté 1 400 mégawatts pour soutenir l’Espagne en pleine crise. L’Hexagone a été un peu touché dans le Pays basque, mais les coupures y ont été brèves. Le Portugal, frontalier et fortement interconnecté, a morflé davantage.
Reste la grande question : d’où vient cette panne ? À ce stade, personne ne tranche. Plusieurs hypothèses circulent, dont celle d’une cyberattaque. Les autorités espagnoles, épaulées par des agences spécialisées, continuent d’enquêter sans privilégier de piste. Le contexte n’aide pas à se rassurer : ces derniers mois, l’Espagne est devenue une cible récurrente d’attaques numériques en raison de son positionnement géopolitique.
Au final, le réseau a été remis sur pied grâce au travail de Red Eléctrica et de ses partenaires, qui ont bossé toute la nuit. La normalisation complète des services s’est faite au fil de la journée. Mais l’épisode laisse une trace : nos infrastructures électriques, aussi modernes soient-elles, restent étonnamment fragiles face à un imprévu de cette ampleur. Et quand le courant disparaît, c’est toute la vie quotidienne qui s’arrête avec lui.
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