Electra ouvre 800 000 bornes dans une seule appli et se rêve en « Android » de la recharge
À partir du lundi 29 juin, Electra fait basculer son application vers une nouvelle version qui change d’échelle. L’opérateur français de recharge rapide promet d’y rassembler 800 000 points de charge à travers l’Europe, contre 3 500 stations accessibles jusqu’ici. Soit un réseau environ cent fois plus vaste, le tout derrière un seul compte et une seule carte.
L’idée tient en une formule que l’entreprise revendique elle-même : devenir l’« Android » de la recharge. Comprendre, une couche logicielle ouverte qui agrège des bornes de marques et de réseaux différents, pour éviter au conducteur de jongler avec une dizaine d’applis et de badges selon l’opérateur croisé sur la route.
Concrètement, l’application se présente comme un copilote. Elle analyse en temps réel la puissance disponible, la fiabilité, la disponibilité et le prix de chaque borne, puis oriente vers la station la plus pertinente à proximité grâce à un algorithme maison. La planification d’itinéraire tient compte du véhicule et du trafic, et le tarif est annoncé avant de brancher, ce qui évite la mauvaise surprise au moment de payer.
Côté abonnement, Electra garde une grille simple. Une formule à 4,99 euros par mois ouvre la recharge autour de 0,39 euro le kWh, tandis qu’une offre à 19,99 euros par mois descend à 0,29 euro le kWh pour les gros rouleurs. Sans abonnement, on paie au passage, au tarif affiché.
Pour recharger sur une borne publique, il faut son propre câble Type 2 :
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L’opérateur en profite aussi pour pousser son matériel. Ses nouvelles stations embarquent des bornes de 600 kW, présentées comme un nouveau standard par Aurélien de Meaux, président et cofondateur. Sur une voiture en architecture 800 volts, la maison annonce un passage de 20 à 80 % de batterie en douze minutes, à condition que le véhicule encaisse une telle puissance.
Electra reste pour l’instant un acteur de taille modeste face aux mastodontes de l’énergie, avec quelques milliers de bornes en propre. La société vise 1 300 stations d’ici 2027 et 15 000 points de charge en 2030, et travaille avec Stellantis, Uber, Bolt ou encore les taxis G7. Les 800 000 points promis ne sont donc pas tous les siens : la majorité provient de réseaux partenaires agrégés dans l’appli.
Reste à voir si l’interface unique tient sa promesse une fois sur le terrain, là où les badges et les bornes capricieuses gâchent encore beaucoup de trajets. Réponse à partir du 29 juin pour les conducteurs déjà équipés.
Crédit photo : Electra