Prime Video : la publicité débarque, et payer pour l’éviter coûte 1,99 euro

Par Maxime le 9 avril 2024 à 11h41

C’était dans les tuyaux depuis un moment, c’est désormais effectif en France : Amazon a intégré de la publicité dans les contenus de Prime Video. Concrètement, les abonnés voient maintenant des coupures pub avant et pendant films et séries, comme c’est déjà le cas chez d’autres plateformes de streaming.

Amazon avance l’argument classique : financer les coûts de production, toujours plus élevés, des contenus originaux et des programmes sous licence, sans pour autant augmenter le tarif de l’abonnement. La plateforme insiste aussi sur le fait que la dose de pub reste, selon elle, plus légère que celle de la télévision linéaire ou de certains concurrents. À chacun de juger une fois le nez dans le catalogue.

Le prix de l’abonnement Prime, lui, ne bouge pas. La nouveauté, c’est l’option qui permet de retrouver une expérience sans aucune coupure. Elle est facturée 1,99 euro par mois, en supplément de l’abonnement existant. Autrement dit, le confort d’avant devient une option payante. Les membres Prime ont été prévenus par e-mail des modalités, libre à eux de souscrire ou de composer avec les pubs.

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Pour ce prix, on récupère l’accès complet au catalogue sans interruption : les séries et films grand public, les productions maison estampillées Amazon Originals, mais aussi les événements sportifs diffusés en direct, qui prennent de plus en plus de place sur la plateforme. Rien ne change côté contenu, seule la présence ou non de publicité fait la différence.

Le mouvement n’a rien d’isolé. Toutes les grandes plateformes ont basculé vers ce modèle à deux étages : une formule de base avec pub, une formule plus chère sans. Amazon a simplement choisi de garder son tarif d’entrée stable et de monétiser le silence publicitaire à part. Sur le papier, l’abonné qui ne veut rien changer paie un peu plus pour le même service qu’avant.

Reste une question de fond : jusqu’où ces options vont-elles grimper ? Aujourd’hui 1,99 euro, demain peut-être davantage, à mesure que les catalogues s’étoffent et que les droits sportifs coûtent une fortune. Le streaming sans pub redevient, petit à petit, un service premium qu’on paie en plus. Pour beaucoup d’abonnés, l’arbitrage va se faire au cas par cas, entre tolérance aux coupures et envie de tranquillité.

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