ZWO lance le Seestar S50 Pro, un télescope connecté à double caméra 4K, à 899 euros
ZWO, le fabricant chinois surtout connu des astronomes amateurs pour ses caméras spécialisées, remet le couvert avec le Seestar S50 Pro. C’est la version musclée de son petit télescope tout-en-un, celui qu’on pilote entièrement depuis son smartphone. On choisit une cible dans l’application, l’appareil la pointe tout seul, la suit en compensant la rotation de la Terre, et empile les images pour en tirer une photo de galaxie ou de nébuleuse. Aucune notion d’astronomie requise, c’est tout l’intérêt.
La grosse nouveauté, c’est le passage à deux caméras 4K. Un téléobjectif de 260 mm ouvert à f/5.2 sur un capteur de 8,3 mégapixels pour le ciel profond, et un grand-angle de 6 mm qui couvre 63 degrés pour les paysages nocturnes ou les grandes zones du ciel. Le S50 d’origine se contentait d’un seul objectif. ZWO ajoute aussi un vrai mode équatorial en plus du suivi alt-azimutal, ce qui autorise des poses plus longues et un suivi plus précis, là où le modèle précédent montrait vite ses limites sur les objets faibles.
Le reste de la fiche tient la route. On trouve des filtres intégrés, dont un double bande anti-pollution lumineuse bien utile en ville, une batterie de 10 000 mAh donnée pour environ neuf heures, 128 Go de stockage et une connectivité Wi-Fi et Bluetooth classique. L’engin pèse 2,8 kilos, donc on l’emporte facilement au fond du jardin ou en week-end. ZWO glisse aussi un assistant intelligent qui reconnaît les constellations et planifie des séquences sur plusieurs cibles dans la nuit. Sur le papier, c’est du sérieux pour le tarif visé.
En attendant le Pro, le Seestar S50 original est déjà disponible pour débuter l’astrophoto sans se prendre la tête.
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Côté prix, justement. Le Seestar S50 Pro est proposé à 899 euros en offre de lancement, et ce tarif grimpe à 999 euros le 15 septembre. Il est déjà référencé chez plusieurs revendeurs français comme astronome.fr, mais en précommande : la demande dépasse les stocks disponibles, et les livraisons se font au compte-gouttes selon les arrivages. Il faudra donc s’armer d’un peu de patience.
Reste que le positionnement est agressif. ZWO annonce un appareil deux à quatre fois moins cher que les références installées du segment, tout en visant clairement le débutant qui veut photographier le ciel sans se prendre la tête avec une monture et une mise en station. Si le suivi équatorial tient ses promesses, c’est peut-être le smart télescope qui va faire mal cet automne.
Crédit photo : Seestar (ZWO)