Un robotaxi Waymo, une Jaguar I-Pace autonome équipée de capteurs, dans une rue de San Francisco

Waymo ouvre une filiale en France : les robotaxis de Google lorgnent Paris

Par Maxime le 7 juillet 2026 à 9h04

Waymo, la branche voiture autonome d’Alphabet (la maison mère de Google), vient de poser un pied en France. La société a immatriculé une filiale, baptisée sobrement Waymo France, à la toute fin du mois de juin. L’info est passée presque inaperçue, repérée dans les registres officiels il y a quelques jours seulement.

Pour l’instant, il n’y a pas grand-chose de concret. Juste une adresse de domiciliation dans le 8e arrondissement de Paris, partagée avec d’autres locataires, dont OpenAI. Aucun bureau, aucune flotte, aucun taxi qui roule. Mais l’objet social, lui, ne laisse guère de place au doute : fournir des services de transport à la demande à l’aide de véhicules autonomes. Autrement dit, des robotaxis, ces voitures qui se conduisent seules et que l’on hèle depuis une appli, sans chauffeur au volant.

Pour situer le personnage, aux États-Unis, Waymo fait déjà tourner environ 3 000 de ces véhicules dans une dizaine de villes, de San Francisco à Phoenix. Ses Jaguar I-Pace hérissées de capteurs, lidar, caméras et radars, transportent des passagers payants au quotidien. Rien d’expérimental là-bas, c’est un service commercial qui tourne pour de vrai.

L’Europe est clairement la prochaine étape. Waymo a ouvert dans la foulée une filiale à Munich, une autre côté espagnol, et teste déjà ses voitures dans les rues de Londres, où un lancement commercial est visé pour la fin 2026. La France arrive donc dans un mouvement plus large, méthodique, pays par pays.

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En attendant les voitures qui se conduisent seules, on peut déjà garder un œil sur la route.

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Sauf que voilà, une immatriculation ne veut pas dire des taxis dès demain. Le calendrier français est bien plus lointain : pas de service avant début 2027, et sans doute une longue phase de cartographie avec des conducteurs humains derrière le volant avant que la voiture ne roule seule. La réglementation, elle, existe déjà, puisque la France autorise les expérimentations de conduite autonome de niveau 4 depuis l’été 2022.

Reste la question de la concurrence, qui s’annonce rude. À Londres, Uber prépare son propre service avec la startup britannique Wayve, pendant que le chinois Baidu avance aussi ses pions. Le match des robotaxis, longtemps cantonné à la Californie, débarque donc chez nous.

On peut sourire de cette filiale quasi vide, adresse partagée et capital minuscule. C’est pourtant comme ça que commencent ces histoires. Waymo n’ouvre pas une coquille administrative pour rien, et Paris a de bonnes chances de voir ces voitures sans chauffeur circuler d’ici deux ou trois ans.

Crédit photo : Dllu (CC BY 4.0)