L’autographe que Steve Jobs a refusé de faire vaut une petite fortune
Voilà une histoire qui aurait sûrement amusé le principal intéressé. Un document signé de la main de Steve Jobs a été mis aux enchères par la maison RR Auction, avec une mise à prix de départ fixée à 35 433 dollars. Le détail savoureux, c’est que ce papier est précisément une lettre par laquelle le cofondateur d’Apple refusait poliment de donner un autographe.
Retour au début des années 1980. Un admirateur écrit à Apple pour demander la signature de son patron. À l’époque, Jobs n’a même pas quarante ans et l’entreprise commence tout juste à devenir un nom connu du grand public. La réponse qu’il reçoit est, disons, à contre-courant de ce qu’il espérait.
Sur du papier à en-tête officiel d’Apple, Jobs lui répond par une formule restée dans les mémoires : il se dit honoré qu’on lui ait écrit, mais précise qu’il ne signe pas d’autographes. La lettre est tapée à la machine, mais surtout, elle est signée à la main par Jobs lui-même. Comprenez : pour dire qu’il ne signait pas, il a quand même signé.
C’est tout le sel de l’objet. Cette signature compte parmi les plus anciennes authentifiées du fondateur d’Apple, ce qui en fait une pièce particulièrement recherchée par les collectionneurs. Bobby Livingston, de RR Auction, l’a décrite comme un autographe précoce remarquable, capturant bien le caractère et le style si particuliers de l’homme.
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Le marché des objets liés à Steve Jobs n’a jamais vraiment connu la crise. Depuis sa disparition, tout ce qui porte sa trace s’arrache à des sommes considérables. Des cartes de visite, des formulaires d’embauche, du matériel signé : les enchères grimpent régulièrement bien au-delà des estimations de départ.
Ce qui rend cette lettre intéressante au-delà du prix, c’est ce qu’elle dit du personnage. Jobs n’aimait pas les conventions, fuyait une partie de l’attention médiatique et cultivait un rapport assez distant à la célébrité personnelle. Refuser de signer un autographe collait parfaitement à cette image.
L’ironie de la situation n’aura échappé à personne. En déclinant la demande de cet admirateur, Jobs a involontairement créé un objet de collection bien plus précieux qu’un simple paraphe griffonné. Des décennies plus tard, ce refus poli se monnaie au prix d’une voiture neuve, et probablement bien davantage une fois les enchères terminées.
Au fond, cette anecdote résume assez bien le mythe Jobs : même quand il disait non, il créait de la valeur. Pour les collectionneurs comme pour les curieux, cette lettre reste un petit morceau d’histoire de la tech, autant qu’un témoignage du tempérament d’un homme qui n’a jamais fait les choses comme tout le monde.
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