Tesla renomme son Full Self-Driving en « Conduite Assistée » en Europe, et la France ne l’a toujours pas autorisé
Depuis le début du mois, les sites européens de Tesla n’affichent plus la mention « Full Self-Driving ». Le constructeur a remplacé le nom de son option de conduite par « Tesla Assisted Driving », traduit en « Conduite Assistée » sur la page française. Aux États-Unis, le « Full Self-Driving (Supervised) » garde son appellation d’origine. Le changement n’a fait l’objet d’aucun communiqué : il est simplement apparu sur les configurateurs.
Derrière ce coup de gomme, il y a une pression réglementaire. Le ministère allemand des Transports jugeait l’ancien nom trompeur, parce qu’il laissait entendre une voiture capable de rouler seule. Or le système reste un dispositif de niveau 2 au sens de la norme SAE : il assiste le conducteur, qui doit garder les mains sur le volant et l’attention sur la route. Pour décrocher un feu vert européen, Tesla a négocié avec Berlin, et accepté au passage de limiter à 10 % le dépassement autorisé des vitesses.
Pour les clients français, dans les faits, rien ne change côté usage : la fonction n’est toujours pas autorisée en France. Le ministère des Transports la teste depuis le 2 septembre, sans avoir publié de résultats, et Paris a exprimé des réserves, notamment sur la tolérance aux limitations de vitesse.
En attendant un éventuel feu vert de la conduite autonome en France, garder une trace de la route reste utile : cette caméra embarquée filme l’avant et l’arrière.
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À l’échelle du continent, le dossier avance lentement. Huit pays autorisent déjà le système, parmi lesquels les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Croatie. Mais une approbation valable dans toute l’Union demande une majorité qualifiée, soit au moins quinze États membres représentant 65 % de la population. Le comité technique européen a examiné le sujet le 6 octobre sans voter, et l’échéance, un temps espérée pour octobre, a glissé à décembre au plus tôt.
Reste la question du prix. Depuis février, Tesla ne vend plus l’option en achat définitif, facturé 7 500 euros auparavant. Elle passe maintenant par un abonnement mensuel, affiché autour de 99 euros chez nos voisins néerlandais, tarif qui devrait servir de référence si la France finit par l’autoriser.
Le nouveau nom a au moins le mérite d’être honnête. « Conduite Assistée » décrit ce que la voiture fait vraiment aujourd’hui, là où « Full Self-Driving » promettait depuis des années quelque chose qui n’existe pas encore sur nos routes. Pour le conducteur, la promesse est enfin alignée sur la réalité.
Crédit photo : Tesla