Un smartphone en charge sur un socle de recharge sans fil à induction posé sur un bureau

Recharge sans fil : la future norme Qi vise 50 watts, et c’est Xiaomi qui mène

Par Maxime le 1 juillet 2026 à 15h56

La recharge sans fil de nos smartphones va enfin accélérer. La prochaine version du standard Qi, la technologie présente sur la plupart des chargeurs à induction, vise 50 watts, soit plus du triple des 15 watts du Qi2 actuel.

Fin juin, le Wireless Power Consortium, l’organisme qui pilote le standard Qi, s’est réuni au siège de Xiaomi à Pékin pour avancer sur cette norme. Et pour une fois, ce n’est ni Apple ni un acteur américain qui donne le rythme.

C’est Xiaomi qui a présidé les débats. Mieux, c’est son architecture maison qui sert de base au futur standard, validée par plus de vingt fabricants.

Le constructeur chinois résume son approche en trois mots, basse inductance, basse tension, haute puissance. L’objectif est de limiter les pertes d’énergie dans la bobine de charge et de mieux évacuer la chaleur, le principal obstacle quand on monte en puissance sans fil.

Xiaomi travaille sur cette solution depuis deux ans. Il l’a proposée au consortium fin 2024, et elle est entrée dans le brouillon officiel de la norme Qi 50W début 2026.

Pour situer le saut, un rappel s’impose. Le Qi2 plafonnait à 15 watts, puis le Qi2.2 sorti l’an dernier est monté à 25 watts, notamment sur les iPhone 16. Le palier suivant vise donc 50 watts.

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En attendant les 50 watts, un bon chargeur Qi2 magnétique fait déjà le travail sur iPhone :

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Bonne nouvelle, l’aimant qui maintient le téléphone bien centré sur le socle est conservé, tout comme la compatibilité descendante. Vos appareils actuels continueront de se charger à leur vitesse habituelle.

Pendant la réunion, les fabricants ont aussi organisé un Plugfest, une séance où chacun teste son matériel avec celui des concurrents pour traquer les problèmes de compatibilité avant que la norme soit figée.

Le casting est inhabituel, avec Apple, Google et Huawei côte à côte, mais aussi Honor, Oppo, Vivo, l’accessoiriste Anker, des fabricants de puces comme NXP ou Renesas, et même Panasonic pour l’automobile.

L’intérêt de l’architecture de Xiaomi tient à sa compacité. Une charge qui prend moins de place se glisse plus facilement dans un smartphone pliable ou dans un socle de voiture, là où chaque millimètre compte.

Il faudra toutefois patienter, car la norme ne sera pas finalisée avant 2028, même si des prototypes fonctionnent déjà. Voir Apple, Huawei et Xiaomi autour de la même table reste malgré tout un petit événement.

Crédit photo : Illustration générée par IA