Norton Neo : l’antivirus se lance dans le navigateur web, intelligence artificielle en tête

Par Alice le 18 octobre 2025 à 8h22

On connaît surtout Norton pour ses antivirus, présents sur des millions de PC depuis des années. La marque change de terrain et débarque là où on ne l’attendait pas vraiment : le navigateur web. Son nouveau venu s’appelle Neo, il est pour l’instant en version alpha, et il mise tout sur l’intelligence artificielle.

Premier changement visible, l’interface. Norton remplace la traditionnelle barre d’adresse par une zone centrale baptisée Magic Box. On peut y taper une URL ou des mots-clés comme partout ailleurs, mais aussi dialoguer en langage naturel avec une IA. Poser une question, lancer une recherche, générer du texte : tout part de cette même case, sans changer d’onglet ni ouvrir un service tiers.

La gestion des onglets profite elle aussi du coup de pouce de l’IA. Neo les regroupe automatiquement selon leur contenu, une approche qui rappelle ce que font déjà Opera One ou Microsoft Edge. L’idée est simple : limiter le fouillis quand on accumule les pages, et retrouver plus vite ce qu’on cherche. Un bloqueur de publicités est intégré d’office, à la fois pour la tranquillité de lecture et pour couper court à certaines intrusions.

Sous le capot, rien d’exotique. Neo repose sur Chromium, la même base que Chrome. Conséquence directe, le navigateur reste compatible avec un grand nombre d’extensions déjà existantes, ce qui évite de tout réapprendre. Norton ajoute par-dessus son assistant maison, capable de donner un coup de main pour rédiger un mail ou boucler une réservation en ligne. La promesse, c’est un navigateur qui devient une sorte d’outil personnel plutôt qu’une simple fenêtre sur le web.

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Sur la question des données, Norton tente de rassurer d’entrée. L’éditeur affirme ne pas exploiter l’historique de navigation pour entraîner ses modèles, et promet de ne pas revendre ces informations. Il dit se contenter de données anonymisées et en quantité réduite. Un positionnement attendu, alors que la méfiance autour de l’IA et de la vie privée ne faiblit pas.

Côté accès, Neo est gratuit pour le moment, à condition de s’inscrire sur une liste d’attente. La version actuelle reste une alpha, donc forcément perfectible, mais Norton évoque déjà des options premium pour plus tard. Les fonctions de base devraient toutefois rester ouvertes à tous.

Reste à voir si l’argument sécurité suffira à convaincre. Le marché du navigateur est encore largement verrouillé par Chrome et Edge, et plus d’un challenger s’y est cassé les dents. Norton avance ses pions avec un angle clair, sécurité et IA, mais c’est l’usage au quotidien qui dira si Neo trouve sa place ou rejoint la longue liste des alternatives oubliées.