L’InkLeaf ressemble à un carnet, s’ouvre comme un carnet, et met deux écrans E Ink face à face pour lire d’un côté et écrire de l’autre
Une petite équipe vient de sortir du bois avec un objet un peu à part : l’InkLeaf, une liseuse-carnet pliable qui aligne deux dalles E Ink de 10,3 pouces reliées par une charnière. Vous l’ouvrez à plat, comme un livre relié, et vous vous retrouvez avec un texte à consulter sur la page de gauche et une page blanche pour prendre des notes à droite. L’E Ink, pour ceux qui n’ont jamais eu de liseuse entre les mains, c’est cet affichage en niveaux de gris qui imite le papier, ne fatigue pas les yeux et ne consomme quasiment rien tant qu’on ne tourne pas la page.
L’idée n’est pas neuve sur le principe, mais l’exécution a de quoi séduire les gens qui bossent avec un document sous les yeux. Lire un PDF de cours et annoter en parallèle, garder une référence ouverte pendant qu’on rédige, relire un manuscrit et corriger dans la marge. Le stylet fourni est compatible Wacom, gère 4096 niveaux de pression et n’a besoin d’aucune batterie, donc rien à recharger de ce côté-là. L’engin lit les formats habituels, PDF, EPUB, MOBI, TXT et HTML, et une recherche par IA dans les notes manuscrites est en cours de test.
Côté fiche technique, on reste sur du matériel modeste : un processeur quad-core Cortex A35, 2 Go de mémoire, 64 Go de stockage et une base Android, avec Wi-Fi et USB-C. L’InkLeaf fermé fait 8,4 mm d’épaisseur pour 480 grammes, soit moins qu’un livre de poche. L’autonomie est annoncée en semaines, sans chiffre précis en mAh ni protocole de mesure, ce qui invite à la prudence.
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Reste le nerf de la guerre, le prix et la disponibilité. Le produit passe par une campagne de financement participatif avec réservation. Les premiers acheteurs, les founders, paient 489 dollars, soit environ 450 euros, contre un tarif public annoncé à 999 dollars, autour de 920 euros. Les premières livraisons sont prévues pour ce mois d’août 2026, et la commercialisation grand public seulement en mars 2027. Aucune sortie officielle en boutique n’est confirmée en France pour l’instant.
À ce tarif, on est loin d’une liseuse d’appoint. Mais pour qui jongle en permanence entre lecture et prise de notes, l’objet a le mérite de proposer quelque chose que ni une tablette classique ni une simple liseuse ne font vraiment.
Crédit photo : InkLeaf