Leapmotor B10 : le SUV électrique chinois décroche le bonus français et s’ouvre aux commandes à 25 750 euros
Leapmotor ouvre les commandes de son B10 en France depuis le 23 octobre, et le vrai sujet n’est pas la fiche technique. C’est une ligne administrative. Le SUV vient de décrocher l’éco-score français, ce barème qui mesure l’empreinte carbone de fabrication et de transport d’une voiture. Sans ce feu vert, un véhicule n’ouvre droit à aucune aide publique. Avec lui, le B10 devient éligible au bonus écologique, jusqu’à 7 000 euros selon les revenus du foyer.
La nuance a son poids. Leapmotor est une marque chinoise, passée sous le contrôle du groupe Stellantis, et les modèles électriques assemblés en Chine sont aujourd’hui écartés du bonus par ce même éco-score. La marque a donc déplacé la production du B10 vers l’usine Stellantis de Saragosse, en Espagne. Fabriqué en Europe, le SUV coche les cases et récupère l’aide que ses cousins importés n’obtiennent plus.
Côté tarif, la finition d’entrée Life Pro s’affiche à 29 400 euros. Après déduction d’une prime CEE de 3 650 euros, un coup de pouce financé par les fournisseurs d’énergie et versé directement sous forme de remise, le prix tombe à 25 750 euros. Le bonus écologique peut encore s’ajouter par-dessus. On entre donc dans le périmètre d’une Renault Mégane E-Tech ou d’une Peugeot e-3008, mais avec un gabarit de SUV familial.
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Pour la mécanique, la version ProMax annonce 450 km d’autonomie WLTP, une batterie de 67,1 kWh et un moteur de 218 chevaux. Des chiffres dans la moyenne de la catégorie, sans démonstration de force particulière, mais cohérents avec le positionnement prix. Leapmotor mise moins sur la performance brute que sur le rapport équipement/tarif, terrain sur lequel les constructeurs chinois avancent vite.
Le calendrier n’a rien d’anodin. Le bonus écologique a été plusieurs fois raboté et recentré sur les véhicules produits en Europe, précisément pour tenir les modèles chinois à distance. En passant par Saragosse, Stellantis contourne l’obstacle par la voie la plus simple, fabriquer là où la règle l’exige. Le B10 arrive ainsi dans les concessions françaises avec un argument que peu de rivaux importés peuvent encore afficher, celui d’un prix net déjà allégé des aides.
Les premières livraisons sont attendues dans la foulée de l’ouverture des commandes.
Crédit photo : Wikimedia Commons