Apple va autoriser le copier-coller entre l’iPhone et le PC Windows, mais pas avant fin 2027
Copier un numéro sur son iPhone, le coller dans un document ouvert sur son PC Windows: la manipulation paraît banale, sauf qu’elle est impossible aujourd’hui. Apple vient d’accepter de la rendre possible. Pas de gaieté de coeur, et pas tout de suite.
Le déclencheur, c’est le DMA, le règlement européen sur les marchés numériques. Ce texte désigne quelques géants comme « contrôleurs d’accès » et les oblige à ouvrir leurs plateformes à la concurrence, gratuitement. Apple en fait partie. Microsoft s’est engouffré dans la brèche en déposant une demande d’interopérabilité pour son propre presse-papiers, et Cupertino, qui avait soigneusement contourné le sujet jusqu’ici, n’a plus vraiment eu le choix.
Le principe est simple. Vous copiez un texte, un lien ou une image sur l’iPhone, et le contenu part tout seul vers le PC Windows appairé, prêt à être collé. L’autorisation ne se donne qu’une fois par ordinateur. Ensuite, le transfert se fait en arrière-plan, sans validation à répéter à chaque copie. Techniquement, Apple s’appuie sur deux de ses briques maison, l’une pour appairer l’iPhone et le PC, l’autre pour faire circuler les données entre les deux appareils.
Pour profiter un jour de ce presse-papiers partagé avec Windows, il faudra déjà un iPhone récent :
Apple iPhone 17 256 Go → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Là où ça coince, c’est le calendrier. Apple qualifie l’ensemble de « chantier d’ingénierie conséquent » et prévient que le développement s’étalera jusqu’à l’automne 2027. La version bêta n’arrivera qu’après, ce qui repousse une disponibilité grand public à la toute fin 2027, voire au début 2028. Pour une fonction que les utilisateurs d’Android connaissent depuis des années via l’application Lien avec Windows, l’attente a de quoi agacer.
Reste la question du périmètre. Puisqu’il s’agit d’une obligation liée au DMA, la fonction sera au minimum proposée dans l’Union européenne. Apple pourrait quand même choisir de l’ouvrir au monde entier: la firme l’a déjà fait pour d’autres nouveautés d’abord imposées par Bruxelles, histoire de ne pas maintenir deux versions d’iOS en parallèle. Rien n’est confirmé de ce côté.
On tient donc l’un de ces petits conforts qui rapprochent enfin l’iPhone du monde Windows, arraché par la réglementation plus que par une soudaine envie d’ouverture. Le genre d’avancée qui fait plaisir sur le papier, mais qu’il faudra ranger dans un coin de sa tête en attendant, patiemment, la fin 2027.
Crédit photo : Apple