Windows 11 va enfin apprendre à se contenter de 8 Go de RAM, et c’est la pénurie qui l’y force
Microsoft vient d’admettre ce que beaucoup d’utilisateurs répètent depuis des années. Windows 11 mange trop de mémoire. Pavan Davuluri, le patron de la division Windows, a inscrit fin juillet la réduction de cette empreinte mémoire parmi les priorités du système pour la fin 2026, avec une cible claire : les PC équipés de 8 Go de RAM.
La RAM, c’est la mémoire vive, l’espace de travail temporaire où l’ordinateur range les applications ouvertes et les fichiers en cours. Quand elle sature, le PC se met à puiser sur le disque, bien plus lent, et tout devient poussif. Or Windows 11 réclame beaucoup rien que pour tourner, avant même que vous ayez lancé quoi que ce soit.
Pourquoi maintenant ? Parce que le prix de la RAM s’envole. La demande des serveurs d’intelligence artificielle a fait grimper le coût des puces mémoire, au point que les fabricants reviennent à des portables vendus avec seulement 8 Go. On vous parlait il y a quelques jours du même phénomène sur les smartphones. Résultat, une configuration que Microsoft considérait presque comme le minimum syndical redevient la norme, et le système doit s’y adapter.
Si votre PC rame déjà à 8 Go, passer à 16 reste la solution la plus simple et la moins chère en attendant les optimisations de Microsoft.
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Dans le détail, l’éditeur dit avoir adopté un allocateur mémoire plus efficace pour réduire la surcharge des applications et des composants système. Il continue aussi de basculer des morceaux de l’interface vers WinUI 3, une technologie maison plus légère que les vieux composants web, et cherche à limiter l’appétit de Chromium et de WebView2, ces briques dérivées du moteur de Chrome que Windows embarque un peu partout.
L’optimisation mémoire n’est qu’un des quatre chantiers annoncés pour la fin de l’année. Les trois autres concernent l’installation et la prise en main, les fonctions pensées pour la famille, et la saisie vocale. Une partie de ces réglages arrive déjà chez les testeurs du programme Windows Insider, avant un déploiement plus large cet automne.
Reste un vide qui interroge : Microsoft n’a communiqué aucun chiffre de performance, aucune cible du genre « tant de mégaoctets grattés ». La promesse est donc bienvenue, surtout pour tous ceux qui rament sur un PC d’entrée de gamme, mais elle demande à être vérifiée sur nos machines. En clair, on jugera Windows 11 sur pièces, pas sur un billet de blog.
Crédit photo : Microsoft