Quand Léon Marchand nageait, les réseaux d’Orange et SFR ont battu des records

Par Maxime le 4 août 2024 à 13h08

Les exploits de Léon Marchand n’ont pas seulement fait vibrer les tribunes de La Défense Arena. Ils ont aussi mis les réseaux mobiles français sous une pression rarement vue. Et bonne nouvelle pour les abonnés : ça a tenu.

Au moment des finales du nageur français aux Jeux de Paris 2024, les compteurs des opérateurs se sont affolés. Des millions de personnes ont suivi les courses en direct sur leur smartphone, regardé les replays dans la foulée, partagé les images de podium. Tout ce flux s’est concentré sur quelques minutes, exactement le genre de pic qui peut faire vaciller un réseau.

Orange a enregistré un sommet de trafic mobile à 1,86 térabit par seconde. Un record pour l’opérateur historique, qui dépasse le précédent pic atteint lors de la demi-finale de l’Euro 2024 entre la France et l’Espagne. Le sport reste, de loin, le premier déclencheur de ces vagues de consommation.

SFR n’a pas été en reste, avec un trafic qui a lui aussi franchi la barre des 1,8 térabit par seconde sur la même période. Les deux opérateurs se tiennent dans un mouchoir de poche, signe que l’engouement pour Marchand a été massif et homogène à travers le pays.

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Tenir une telle charge ne doit rien au hasard. Les opérateurs avaient préparé les Jeux de longue date, en dimensionnant largement leurs réseaux pour absorber l’afflux de visiteurs, de spectateurs et de journalistes venus du monde entier. L’objectif était simple : éviter tout engorgement au pire moment, celui où tout le monde dégaine son téléphone en même temps.

La 5G a joué un rôle central dans cette résistance. Les opérateurs ont poussé son usage pendant la quinzaine, justement parce qu’elle encaisse mieux les fortes concentrations d’utilisateurs sur une même zone. Sur les sites olympiques comme dans les fan zones, c’est elle qui a permis de garder un débit correct quand des dizaines de milliers de personnes se connectaient au même endroit.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais son ampleur impressionne toujours. Un match de l’équipe de France, une finale de natation, une cérémonie d’ouverture : à chaque grand rendez-vous sportif, les réseaux racontent en creux ce que les Français regardaient au même instant. Léon Marchand et ses quatre titres olympiques se sont ainsi inscrits dans les statistiques des télécoms, pas seulement dans le palmarès de la natation.

Pour les abonnés, l’essentiel est ailleurs : pas de coupure, pas de vidéo qui rame au moment du dernier 50 mètres. Les opérateurs ont passé leur examen de passage grandeur nature. Reste à voir si l’infrastructure suivra le rythme lors des prochains pics, alors que la consommation de vidéo en mobilité ne cesse de grimper.

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