Les robots humanoïdes de Unitree dansent sur scène et deviennent viraux
Six robots humanoïdes G1 du constructeur chinois Unitree ont volé la vedette lors d’un concert à Chengdu. Aux côtés du chanteur Wang Leehom, les machines ont enchaîné une chorégraphie parfaitement synchronisée, saltos compris, devant un public bien réel. La séquence a vite fait le tour des réseaux, au point qu’Elon Musk lui-même l’a qualifiée d’« impressionnante ».
Ce qui frappe dans cette performance, c’est moins la danse en elle-même que la coordination. Faire bouger un robot humanoïde sur deux jambes sans qu’il tombe est déjà un défi technique. En faire évoluer six en rythme, au millimètre, avec des figures acrobatiques comme des saltos, relève d’un autre niveau de maîtrise. Le G1 d’Unitree montre là un équilibre et une agilité qu’on n’attendait pas forcément d’un robot grand public il y a encore peu.
Unitree n’est pas un inconnu dans le milieu. Le constructeur chinois s’est fait remarquer ces dernières années avec des robots quadrupèdes, ces fameux « chiens robots » qui courent, sautent et se remettent debout après une chute. Le passage à l’humanoïde, avec le G1, marque une étape supplémentaire, et la marque ne se prive pas de le mettre en scène pour montrer de quoi sa technologie est capable.
Avant les humanoïdes G1, Unitree s’est fait connaître avec ses robots quadrupèdes comme le Go2, disponible pour les passionnés.
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L’effet viral n’a rien d’un hasard. Organiser une démonstration au milieu d’un concert, avec un artiste connu, c’est s’assurer une visibilité énorme et une image bien plus sympathique qu’une vidéo de laboratoire. Quand Musk relaie la séquence, l’audience explose encore d’un cran, et la robotique chinoise se retrouve sous les projecteurs auprès d’un public qui ne s’y intéresse pas forcément d’habitude.
Reste à garder un peu de recul. Une chorégraphie millimétrée se prépare et se répète, et un spectacle reste un spectacle : ce n’est pas la même chose qu’un robot qui se débrouille seul dans un environnement imprévisible. La vraie difficulté de la robotique humanoïde, c’est l’autonomie et l’adaptation au monde réel, pas l’exécution d’un enchaînement appris.
Il n’empêche, la démonstration en dit long sur les progrès du secteur. Il y a quelques années, ce genre de scène relevait de la science-fiction ou des effets spéciaux. Aujourd’hui, six humanoïdes dansent en rythme devant une salle, et personne ne crie au trucage. La robotique chinoise avance vite, et Unitree compte bien qu’on le sache. À suivre de près, car ce qui se montre sur scène finit souvent par préfigurer ce qui arrive ensuite dans nos usages.