Huawei dégaine sa Watch D3, la montre qui prend vraiment votre tension grâce à un brassard caché dans le bracelet
Huawei a levé le voile sur sa Watch D3 au congrès européen de cardiologie, à Munich, avec un lancement complet calé au 2 septembre. Derrière le nom un peu austère se cache la spécialité maison de la marque : une montre connectée qui mesure pour de bon la tension artérielle, et pas une estimation optique comme le font les autres.
La différence tient à un petit brassard gonflable logé dans le bracelet. La montre se serre au poignet le temps de la mesure, exactement comme le tensiomètre de votre médecin, puis relâche la pression. Vous obtenez une vraie valeur, systolique et diastolique, pas une approximation calculée à partir du flux sanguin. C’est ce qui sépare la gamme Watch D des Apple Watch et autres Galaxy Watch, restées sur de l’estimation.
La nouveauté de cette troisième génération, c’est la mesure pendant l’effort. Huawei annonce une précision qui tient même quand le cœur s’emballe, et revendique le premier appareil du genre à respecter les normes ISO sur la tension à l’effort. La montre gère aussi la surveillance sur 24 heures, avec des relevés avant et après l’activité physique. Le tout est certifié dispositif médical, marquage CE MDR en Europe. Ça n’est pas un détail : on sort du simple gadget bien-être.
Dans le meme esprit mais sans la montre, un tensiometre de poignet fait deja le job pour surveiller sa tension a la maison.
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Pour le reste, on retrouve l’attirail santé habituel : ECG, mesure du taux d’oxygène dans le sang, suivi du sommeil, indicateurs de bien-être émotionnel et alertes en cas de changement brutal de température ou d’altitude. Huawei a aussi bossé le confort, un vrai point faible des versions précédentes, épaisses et lourdes à cause du mécanisme. Le boîtier s’affine, le bracelet s’allège, et trois coloris sont prévus.
Reste la question du prix. Les tarifs officiels tombent le 2 septembre, mais une fuite évoque un ticket d’entrée autour de 450 euros, soit une cinquantaine d’euros de plus que la Watch D2. C’est cher pour une montre connectée, bien sûr, sauf qu’on n’est pas vraiment sur le même terrain : un tensiomètre de poignet classique coûte déjà entre 40 et 80 euros, et là vous avez en plus une vraie montre avec ECG et suivi sportif.
La Watch D3 sera commercialisée en France, comme les modèles précédents déjà vendus par Huawei. À voir ce que donnera la mesure à l’effort une fois au poignet, en conditions réelles.
Crédit photo : Huawei