La citadine électrique Geely E2 de profil, couleur vert clair

Geely lance sa citadine électrique E2 en France sous les 20 000 euros

Par Maxime le 26 août 2026 à 10h10

Geely, le constructeur chinois qui possède déjà Volvo, Polestar et une part de Lotus, débarque sur le marché français avec une petite électrique baptisée E2. Le tarif fait tout de suite lever un sourcil : 20 990 euros, et même 19 990 euros avec une remise de lancement de 1 000 euros valable jusqu’à la fin du mois. Les commandes ouvrent en septembre.

À ce prix, l’E2 vient chasser directement sur les terres de la Renault 5, la référence du segment depuis un an. Geely la présente comme une berline, mais avec ses 4,13 mètres de long, on est clairement sur un format citadine, à peine plus grand qu’une Clio. L’argument principal, c’est l’espace : 375 litres de coffre, ce qui est généreux pour la catégorie, plus un petit compartiment de 70 litres à l’avant pour ranger les câbles de recharge.

Côté motorisation, deux batteries au choix, toutes en LFP (lithium-fer-phosphate), une chimie moins chère et réputée plus endurante que les cellules classiques. La version Pro embarque un pack de 35,35 kWh pour 252 km d’autonomie en cycle mixte WLTP. Les finitions Max et Max+ montent à 47,14 kWh et 345 km. On reste donc sur des chiffres modestes, pensés pour la ville et la périphérie plutôt que pour les longs trajets, mais logiques vu le positionnement.

Câble de recharge Type 2 LAPP Mobility 11 kW, 7 m

Pour brancher une électrique comme la Geely E2 à une borne publique ou domestique, il faut son propre câble Type 2. Ce modèle LAPP de 7 mètres fait le travail.

Câble de recharge Type 2 LAPP Mobility 11 kW, 7 m → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Ce qui peut faire la différence, c’est la garantie : huit ans ou 200 000 kilomètres, batterie comprise, sur toute la gamme. De quoi rassurer les acheteurs encore méfiants face à une marque qu’ils ne connaissent pas. Parce que c’est bien là le vrai sujet. Geely a beau être un géant mondial, son nom ne dit pas grand-chose au grand public français, et il va falloir convaincre dans un contexte compliqué, entre surtaxes européennes sur les véhicules chinois et concurrence qui se durcit à chaque salon.

L’E2 arrive quand même au bon moment. Les électriques neuves sous les 20 000 euros se comptent encore sur les doigts d’une main, et chaque nouveau modèle dans cette tranche élargit un peu l’offre pour ceux que le prix rebutait jusqu’ici. On jugera la finition et le comportement sur route une fois les premiers exemplaires livrés, deux domaines où les constructeurs chinois traînent parfois encore un peu de retard. Réponse d’ici la fin de l’année.

Crédit photo : Geely