Gros plan sur la tête blanche et verte du robot domestique Flourish 1

Flourish 1 : un robot humanoïde français à 3 130 euros qui range vos chaussettes et arrose vos plantes

Par Maxime le 4 octobre 2026 à 16h46

Une petite start-up parisienne vient de dévoiler Flourish 1, un robot domestique censé s’occuper de vos corvées. L’engin a été présenté le 29 septembre et les précommandes sont déjà ouvertes, pour un premier lot volontairement riquiqui.

Côté allure, on est loin des androïdes de science-fiction. Flourish 1 mesure 1,09 mètre, pèse une vingtaine de kilos et se déplace sur une base à roulettes, pas sur deux jambes. Deux bras articulés terminés par des pinces font le gros du travail, chacun doté de sa propre caméra pour voir ce qu’il attrape. L’autonomie annoncée est de douze heures, ce qui laisse de la marge pour une journée de tâches étalées.

L’idée maison, c’est l’apprentissage sans programmation. Vous décrivez les étapes d’une corvée dans une application (aller à l’entrée, ramasser une chaussure, la ranger), puis vous pilotez vous-même le robot pendant une demi-heure depuis différents endroits de la pièce. Au bout d’une petite heure, il est censé reproduire la tâche tout seul, avec un taux de réussite d’environ 80 % sur les gestes simples. Flourish affirme qu’il apprend la tâche et pas seulement l’emplacement, de quoi encaisser une chaussure qui a bougé de place.

Roborock Q7 Max, aspirateur robot laveur

En attendant qu’un humanoïde range vos chaussures, un aspirateur-laveur automatise déjà le ménage au sol pour une fraction du prix.

Roborock Q7 Max, aspirateur robot laveur → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Dans les faits, le robot sait plier du linge, remplir le lave-vaisselle, nettoyer une table, arroser des plantes, vider une litière et même rapporter une bière. Rien d’héroïque côté muscles : chaque bras ne soulève pas plus d’1,5 kg, et le fondateur Antoine Marcel reconnaît que la bête est lente, avec cinq bonnes minutes pour trier une paire de chaussures. Il ne touche pas à l’eau, ne manipule ni objets fragiles ni objets de valeur, ne garde pas les enfants, ne grimpe pas les escaliers et déteste les pièces en bazar. Il lui faut du plat et de la place.

Le calcul se fait en local, sur l’ordinateur de l’utilisateur s’il a une carte graphique, ou via un abonnement cloud optionnel dont le prix n’est pas encore fixé. Flourish assure concevoir et assembler ses machines dans son atelier parisien, avec des composants venus surtout d’Asie.

Dernier point, et pas des moindres : le ticket d’entrée, environ 3 130 euros (3 555 dollars), pour 50 unités numérotées seulement, livrées à partir de décembre. À ce tarif, le robot ménager grand public n’est pas encore pour tout le monde, mais voir une jeune boîte française se lancer sur ce terrain a de quoi intriguer.

Crédit photo : Flourish Robots