DJI, qu'on connaît surtout pour ses drones, vient d'ouvrir sa gamme Romo à l'Europe cette semaine, avec la France parmi les premiers pays servis, aux côtés de l'Allemagne, de l'Espagne, de l'Italie et des Pays-Bas. C'est le tout premier aspirateur robot de la marque, et le fabricant débarque sur un terrain déjà bien occupé par Roborock, Dreame ou Ecovacs.
La gamme compte trois modèles. Le Romo S ouvre le bal à 1 299 euros, le Romo A se place à 1 599 euros, et le Romo P, entièrement transparent, culmine à 1 899 euros. On est donc clairement sur le haut du panier, loin des robots d'entrée de gamme à quelques centaines d'euros.
Pour se distinguer, DJI mise sur ce qu'il sait faire de mieux, la navigation. Le Romo P récupère une bonne partie du système de détection d'obstacles des drones maison, avec deux caméras fisheye, un LiDAR intégré au châssis plutôt que monté en tourelle, trois capteurs laser grand angle et un algorithme de perception entraîné par apprentissage automatique. De quoi repérer un objet et l'éviter, ce qui reste le point faible de pas mal de robots concurrents.
Côté aspiration, le constructeur annonce 25 000 Pa, un chiffre qui le place parmi les plus élevés du marché. Le robot embarque deux serpillières circulaires rotatives, une solution nettoyante et une solution désodorisante, avec un cycle lavage, désodorisation puis rinçage. Il mesure environ 35 centimètres de côté pour 9,8 cm de hauteur et pèse autour de 4,3 kilos.
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La station fait le reste du sale boulot : vidage automatique de la poussière, lavage des serpillières, et DJI avance un intervalle d'entretien pouvant aller jusqu'à 200 jours avant d'avoir à y remettre les mains. Sur le papier, le programme est complet.
Un absent de taille dans cette liste de pays, les États-Unis. Fin 2025, la FCC a pris une mesure qui empêche de fait DJI et les autres fabricants de drones étrangers d'importer leurs nouveaux produits sur le sol américain. La règle vise officiellement les drones, mais elle coince aussi un simple aspirateur, du seul fait qu'il porte le logo DJI.
Le déploiement européen est quand même limité pour l'instant à une poignée de marchés, et DJI débute dans un secteur où les habitués ont des années d'avance. Le matériel a des arguments, le prix un peu moins.
Crédit photo : DJI




