Citroën ressuscite la 2CV en électrique au Mondial de Paris, avec un prix visé à 15 000 euros
Citroën a profité du Mondial de l’Auto 2026, à Paris, pour ramener un nom que personne n’attendait vraiment : la 2CV. En version 100 % électrique cette fois, sous forme de concept peint en orange vif, mais que la marque présente comme fidèle à 90 % au modèle de série. Autrement dit, ce n’est pas une rêverie de designer. C’est presque la vraie voiture.
L’objectif annoncé par Citroën tient en un chiffre : 15 000 euros, hors aides à l’achat. Dans un marché où la moindre citadine électrique flirte avec les 25 000 euros, c’est le genre de promesse qui fait relever la tête. Xavier Chardon, le directeur général de la marque, a d’ailleurs résumé l’ambition sans détour : « 80 ans plus tard, la nouvelle 2CV va démocratiser la mobilité électrique. » Le programme est clair.
Côté gabarit, cette 2CV mesure 3,76 mètres de long. C’est court, plus court même que la Deuche d’origine, et taillé pour la ville avant tout. Le poids vise la tonne, ce qui reste raisonnable pour une électrique. Les premières estimations parlent d’une vitesse maximale autour de 110 km/h et d’une autonomie d’au moins 200 kilomètres. Citroën n’a pas officialisé de chiffre précis sur ce dernier point, en expliquant que l’autonomie serait calibrée pour les trajets du quotidien. On est donc loin de la routière longue distance, et c’est assumé.
En attendant la version électrique de 2028, la Deuche se collectionne déjà chez soi, ici en modèle Norev au 1/18.
Citroën 2CV miniature Norev 1/18 → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
L’habitacle joue la carte de la simplicité, avec de larges banquettes dans l’esprit de l’ancienne. Petit clin d’œil au passé : la banquette avant pourra se retirer pour servir d’assise lors d’une pause, exactement comme sur la 2CV des années 50.
Pour tenir ce prix, Citroën s’appuie sur la mécanique du groupe Stellantis. La voiture partagera sa plateforme technique avec la Fiat Pandina et la Leapmotor T03, et sera produite à partir de 2028 à Pomigliano d’Arco, près de Naples, dans l’usine qui assemble déjà la Fiat Panda. La commercialisation est justement visée pour cette échéance de 2028.
Reste la vraie inconnue : tenir les 15 000 euros jusqu’à la production, sans rogner sur ce qui rend la proposition sympathique. Les concepts à bas prix ont une fâcheuse tendance à prendre quelques milliers d’euros en route vers la série. Si Citroën y arrive, la Deuche électrique pourrait devenir l’une des rares vraies électriques accessibles du marché français.
Crédit photo : Citroën