Vers l’iPhone 18 Pro : L’ère du tout-écran et la mutation controversée de la Dynamic Island

Par Maxime le 20 janvier 2026 à 18h26

Alors que la poussière retombe à peine sur les lancements de l’année précédente, l’industrie du mobile a déjà le regard tourné vers septembre 2026. L’iPhone 18 Pro fait l’objet de spéculations intenses qui suggèrent qu’Apple s’apprête à franchir une étape décisive dans sa quête du « monolithe de verre ». Au-delà des simples mises à jour de performance, c’est l’architecture même de l’écran qui semble être au cœur des préoccupations des ingénieurs de Cupertino, avec des changements qui pourraient redéfinir l’identité visuelle de l’appareil telle qu’on la connaît depuis l’introduction de l’encoche, puis de la Dynamic Island.

Le changement le plus significatif concernerait l’invisibilité progressive des capteurs biométriques. Selon des informations relayées par le média sud-coréen ETNews, mais également corroborées par les feuilles de route des analystes spécialisés dans l’affichage comme Ross Young, l’iPhone 18 Pro pourrait être le premier à intégrer la technologie « Under-Display Face ID ». Concrètement, les émetteurs et capteurs infrarouges nécessaires à la reconnaissance faciale seraient placés sous la dalle OLED, devenant invisibles à l’œil nu lorsque l’écran est allumé. Cette prouesse technique permettrait à Apple de réduire drastiquement la surface occupée par les éléments techniques en haut de l’écran, ne laissant potentiellement qu’un unique poinçon pour la caméra selfie, voire de repenser totalement cette zone.

C’est précisément cette évolution technique qui alimente un débat houleux sur le design. Si les capteurs Face ID disparaissent sous la dalle, la large découpe centrale actuelle n’a plus lieu d’être, ce qui pose la question de la survie de la Dynamic Island. Des rumeurs audacieuses, relayées notamment par le leaker Jon Prosser, suggèrent une rupture radicale : le déplacement de la caméra frontale vers le coin supérieur gauche. Ce retour à une asymétrie, abandonnée par l’industrie depuis des années, pourrait transformer la Dynamic Island en une interface contextuelle plus discrète. Au lieu d’une présence permanente au centre, elle pourrait devenir une zone d’information flottante dans le coin, ne s’activant que lors de sollicitations spécifiques comme les « Live Activities », libérant ainsi une immense surface d’affichage pour le contenu multimédia.

Parallèlement à ces changements ergonomiques, la qualité intrinsèque de la dalle devrait franchir un nouveau cap grâce à l’adoption de la technologie LTPO+. Fournie principalement par Samsung Display, cette évolution du polycristallin basse température promet une gestion énergétique bien plus fine que les modèles actuels. Si le gain ne sera pas nécessairement flagrant en termes de colorimétrie pour l’utilisateur lambda, l’impact sur l’autonomie pourrait être majeur. Cette efficacité accrue permettrait de compenser la consommation des fonctionnalités gourmandes comme l’écran toujours allumé (Always-On) ou les taux de rafraîchissement élevés, répondant ainsi à l’une des critiques récurrentes faites aux modèles Pro.

Toutefois, la prudence reste de mise. Le passage des capteurs sous l’écran représente un défi optique et industriel considérable. Il ne s’agit pas seulement de cacher les composants, mais de s’assurer que la couche de pixels supplémentaire n’altère ni la fiabilité du déverrouillage sécurisé, ni la qualité des selfies, un domaine où la concurrence est féroce. Si l’iPhone 18 Pro parvient à combiner cette technologie invisible avec une dalle LTPO+ efficiente, il marquera la fin d’une époque de compromis visuels et le début véritable de l’ère du smartphone « tout écran », un objectif qu’Apple poursuit méticuleusement depuis le tout premier iPhone.