Meta Ray-Ban Display : les lunettes à écran débarquent en France à 899 euros, avec un bracelet qui lit vos doigts
Meta commercialise depuis le 13 octobre ses Ray-Ban Display en France, en même temps qu’en Italie et en Allemagne. Ce sont les premières lunettes de la marque à embarquer un véritable écran, et non plus seulement des micros et une caméra. Comptez 899 euros, bracelet de contrôle compris.
La nouveauté, c’est ce petit écran couleur logé dans l’un des deux verres, juste devant l’œil. Il affiche un itinéraire, un message qui arrive, une traduction, bref des informations rapides sans avoir à sortir le téléphone de sa poche. L’idée n’est pas de regarder un film, mais de jeter un coup d’œil discret à une info au bon moment.
Pour piloter tout ça, Meta livre dans la boîte un accessoire inédit, le Neural Band. C’est un bracelet qui se porte au poignet et qui lit les micro-mouvements des doigts. Vous pincez le pouce et l’index, vous faites glisser, et l’affichage réagit, sans avoir à parler à voix haute ni à lever le bras vers les branches des lunettes. Un pari sur une commande presque invisible en public.
Côté autonomie, Meta annonce jusqu’à 6 heures d’usage par charge, et l’étui fourni ajoute environ 24 heures. Les lunettes restent connectées en permanence au smartphone en Bluetooth, et c’est le téléphone qui fournit la connexion data pour l’assistant, les appels ou le partage de photos. Sans smartphone à côté, l’intérêt tombe vite.
Pas prêt à mettre 899 euros dans l’écran ? Les Ray-Ban Meta classiques, sans affichage, font déjà photo, audio et assistant vocal :
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Il y a quand même plusieurs réserves à poser avant de craquer. Au lancement, une partie des fonctions montrées en démonstration ne marche pas chez nous. Les sous-titres en temps réel ne fonctionnent qu’en anglais, donc inutiles pour suivre une conversation en français. Les appels WhatsApp avec avatar en hologramme, l’application agenda et le guidage par repères visuels ne font pas encore le voyage jusqu’en France.
Pour les porteurs de lunettes, Essilor Luxottica propose des verres correcteurs, mais la correction se limite à une plage de -4 à +4 dioptries, sans verres progressifs, et la correction ne peut pas être modifiée après la livraison. Un point à vérifier avant l’achat.
La vente se fait en ligne sur le site de Meta et chez les opticiens partenaires, avec une seule boutique à Paris pour les essayer avant de payer. À 899 euros, c’est clairement un produit de niche, mais c’est la première fois qu’on peut poser un écran sur son nez aussi facilement.
Crédit photo : Meta